Mahorikatan® : de la danse,
de la transe,
et des neurosciences !
👉 Courant 2020, Philippe Lenaif est recruté comme expert en pratiques de transe pour participer à une étude pilote en neurosciences sous la responsabilité des Docteurs Olivia Gosseries (neuropsychologue, chercheur FNRS) et Audrey Vanhaudenhuyse (neuropsychologue, PhD en Sciences Médicales).
Cette étude s'intitule : "Expérience phénoménologique et corrélats neurophysiologiques de la transe chez les individus sains". 27 transeurs Mahorikatan® participent à l'étude.
👉 Dans ce contexte, en juin 2021, Mahorikatan® fait l'objet d'un mémoire de fin d'étude en psychologie où sont analysées et comparées les caractéristiques de la transe cognitive auto-induite TCAI et de la transe Mahorikatan®. 27 transeurs Mahorikatan® participent à l'étude.
👉 En juillet 2023, 7 membres de l'équipe Mahorikatan® viennent à Liège afin de poursuivre les études, notamment sur les changements de perception de la douleur lorsque les personnes sont en état de transe. Certains participent également à des mesures de modification de la force en état de transe.
Philippe Lenaif et Audrey Vanhaudenhuyse
Publication scientifique
👉 Le 30 mai 2024, l'Université d'Oxford publie, sur sa prestigieuse plateforme de recherche académique Oxford Academic, l'article "Phenomenological characteristics of auto-induced cognitive trance and Mahorikatan® trance" dans son journal Neuroscience of Consciousness.
L’article se concentre sur une étude comparée de deux types de transes occidentales : la transe cognitive auto-induite (TCAI) et la danse-transe Mahorikatan®.
"Concernant les caractéristiques phénoménologiques des deux états de transe, de nombreuses similitudes ont été mises en évidence. Premièrement, en considérant l'ensemble de l'échantillon, l'expression de différentes émotions pendant la transe, les modifications des perceptions sensorielles, les perceptions de la kinesthésie, du temps et de l'espace, les sentiments d'unicité et de flux d'énergie, ainsi qu'une expansion de la conscience ont été rapportés par la plupart des participants."
Parmi les caractéristiques différentes entre les deux transes, Mahorikatan® se distingue spécifiquement par :
Ses conséquences positives sur la psyché et la vie privée.
Une forte propension à la sensation de dissolution corporelle (81%) : "La dissolution du corps peut être comprise comme l'impression que le corps fond, ou que la personne disparaît, ou devient « rien » ou « tout ». Ce résultat suggère qu'il pourrait s'agir d'un composant important de Mahorikatan®."
"Les participants ont également rapporté que Mahorikatan® révélait l'existence de blessures psychologiques (par exemple des traumatismes liés à des émotions intenses, des peurs profondes, un manque d'amour (81%)."
👉 Fin 2021, Mahorikatan® fait l'objet de recherches scientifiques sur les transes dans le cadre d'une thèse de doctorat en anthropologie à l'Université Catholique de Louvain.
Philippe Lenaif et Aurélie Giovine,
doctorante en anthropologie
Le son, la transe et Mahorikatan®
👉 Le 25 février 2026, le magazine Pour la Science présente un article consacré au son et à la transe. Guillaume Jacquemont recueille les propos des neuropsychologues Olivia Gosseries et Audrey Vanhaudenhuyse.
« Le son est un puissant inducteur d’états de conscience modifiés »
Extrait Des sons différents induisent donc des expériences différentes ? A. V. : En fait, plusieurs éléments interagissent : si les sons, et plus généralement la méthode d’induction, déclenchent le vécu subjectif de la transe, les suggestions données en amont, de façon directe ou indirecte, jouent également un rôle important. Les volontaires qui participent à nos expériences sur la transe cognitive auto-induite ont souvent lu les livres ou écouté les conférences de Corine Sombrun, voire vu le film Un monde plus grand qui raconte son histoire ; les thèmes de la nature et de la possession par un animal, entre autres, y sont très présents.
Les pratiquants de la transe Mahorikatan® n’arrivent pas du tout avec le même bagage, car cette technique leur est présentée comme une méthode de gestion des traumatismes et de la détresse émotionnelle (même si aucune étude ne confirme pour l’instant ses bienfaits cliniques). L’influence du contexte sur le vécu est d’ailleurs une règle générale des états modifiés de conscience. C’est l’une des raisons qui poussent à porter un soin particulier à l’accompagnement dans les thérapies assistées par psychédéliques.
Mais les sons doivent tout de même avoir certaines caractéristiques pour induire un état modifié de conscience, non ? A. V. : C’est difficile à dire, car les sons employés sont très variables. La transe Mahorikatan® utilise par exemple des rythmes très lents, mais d’autres techniques se fondent sur des tempos plus rapides. De façon plus anecdotique, il est probable que les musiques rapides diffusées dans les soirées induisent une forme de transe. Je pratique par exemple les danses traditionnelles, et cela participe sans doute à nous donner la force de continuer pendant des heures ! O. G. : C’est peut-être aussi ce qu’obtiennent les DJ des rave parties avec le « beat » (les pulsations souvent très rapides du morceau), qui semble induire des transes plus facilement que d’autres types de musique.//.